Dans certaines campagnes, l'idéard est celui qui a des idées, qui se pose des questions, qui est un peu rêveur quoi. Et... au final, il se retrouvera surement à partir à la ville.
L'idéard est un mot ancien, très peu usité maintenant. Selon Google, d'ailleurs, il n'existe pas du tout. Nous avons d'ailleurs du nous tromper, et Google nous conseille gentiment d'essayer avec cette orthographe : Edward.
"Nooooooonn, Google, noooooooooon, pas Edward, il s'agit bien d'idéard..."
Eh bien soit, voici notre mission : faire exister ce mot, présenter sa définition ancienne, puis... lui en donner une nouvelle !
C'est sur, aucune agence de création de marque n'aurait pu recommander "idéard" : imprononçable en anglais (Edward ?), terminaison douteuse (ard), des accents... Bref, les handicaps sont nombreux !
L'idéard est l'être vivant dans une société moderne, faite de flux de travail, d'argent et d'obligations et de récompenses variées, qui tente ou souhaite tenter une expérience d'extraction de ces flux, superposée ou substituée à sa vie "normale". Autrement dit, une expérience de retour à la nature, vécue soit par intermittence, soit pendant par exemple un an. L'idéard ne pratique en cela pas de posture idéologique, pas de posture critique ("la nature c'est bien/la ville c'est mal"), juste, il a envie d'expérimenter et de vivre.
L'idéard s'intéresse aux conditions de réalisation de cette expérience (comment faire, les coûts, les obstacles), et aux conséquences (les impacts divers, sur la personne, les conditions de vie, les découvertes, etc.).
La photo, environ 90% de la page de publicité, représente un paysage de lande avec des moutons paisibles, et une colline portant une église presque en ruine. On associe dans cette publicité le passé et le futur. Les vieilles pierres et le réseau. Eh bien l'idéard, il aime.
Rédigé par : oakley frogskins | 03 août 2011 à 05:38